Nora Es-Salhi
10 mars 2023

Effectuer son stage à distance depuis l’étranger: bonne ou mauvaise idée ?

Depuis la crise sanitaire, le télétravail a le vent en poupe. Les stages effectués à distance depuis l’étranger sont aussi en augmentation malgré la réticence de certains établissements supérieurs.

Selon une étude de la Dares publiée en novembre dernier, 390 accords collectifs portant sur le télétravail ont été signés en 2017 contre 4070 en 2021, « soit dix fois plus en seulement quatre ans » . Ces accords concernent-ils aussi les stages ? En France, rien ne l’interdit mais avant de signer, il faut demander l’autorisation à son école, définir ces conditions de travail, etc. Or, certaines écoles peuvent se montrer réticentes.

Selon Sophie Lanoë, conseillère chez Emisphère -une association qui accompagne les acteurs culturels dans leurs projets- certains établissements « refusent que leurs élèves effectuent des stages à distance » par peur que ces derniers se retrouvent livrés à eux-mêmes. Pourtant, elle assure le contraire. Avec ses stagiaires qu’elle recrute à distance depuis 2015 -y compris à l’étranger-, elle explique être « connectée toute la journée via Whatsapp » et rester joignable en permanence. « Beaucoup imaginent qu’on ne fait rien lorsqu’on travaille à distance alors que cela responsabilise davantage le collaborateur », juge-t-elle.

« On vit le soir là où on a travaillé la journée»

Cet avis est partagé par Meiline. Étudiante en deuxième année de master marketing, elle effectue depuis la France un stage de six mois dans l’entreprise luxembourgeoise Home & Design. Lorsque sa responsable lui a annoncé que le stage se ferait uniquement en télétravail, elle confie n’avoir eu aucune réticence bien au contraire. Pour elle, travailler depuis son domicile lui permet de se sentir  « responsabilisée et autonome ».

Le travail à distance donne aussi la possibilité à Meiline d’organiser ses journées comme bon lui semble en fonction des tâches à effectuer, et dans un environnement sain, même si les interactions sociales dans la journée s’en trouvent limitées. Seule point noir selon elle: il n’est pas toujours évident de poser la limite entre vie professionnelle et vie privée. « On vit le soir là où on a travaillé la journée ».

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