Weena Truscelli
27 juin 2023

Eures : l’évolution des emplois d’été

Eures, le réseau européen de service de l’emploi destiné à faciliter la libre circulation des travailleurs à travers l’Europe, informe sur les changements dans le secteur des emplois saisonniers.

Eures (European employment services) est un réseau de coopération reliant les services publics de l’emploi dans l’Union européenne et favorisant la mobilité professionnelle entre les 27 États membres, la Suisse, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. L’agence a publié il y a peu, un article concernant les jobs d’été qui, même s’ils demeurent  « un bon moyen d’acquérir de l’expérience, de gagner de l’argent et de voyager, ce qui les rend parfaitement adaptés aux jeunes » sont toutefois différents de ceux qu’occupaient les jeunes il y a une dizaine d’année.

Quels emplois saisonniers sont les plus prisés en 2023 ?

Dans l’article publié par Eures, il est en premier lieu question des stages, et de la façon dont ils ont été malmenés pendant la crise du Covid-19, pour finalement mieux s’adapter au « monde d’après » et se faire aujourd’hui aussi bien du bureau qu’à distance, ce qui multiplie les possibilités. Car, en effet, même si la rémunération n’est pas toujours attrayante, les stages permettent à « de nombreux jeunes de prendre une longueur d’avance sur le marché du travail et d’améliorer leurs compétences et leur capacité d’insertion professionnelle. »

Ensuite, toujours d’après Eures, c’est le métier de maître-nageur sauveteur qui est le plus demandé depuis la fin de la pandémie, et le retour en masse des vacanciers autour des points d’eau ! Les personnes ayant un diplôme de maître-nageur sauveteur sont très recherchées partout en Europe : «  Qu’il vous emmène sur un littoral frisquet ou sur une plage de sable, un poste de maître-nageur sauveteur est souvent temporaire, ce qui en fait l’emploi saisonnier parfait. »

On ne peut évoquer les emplois saisonniers sans parler de la restauration, et ce secteur demeure extrêmement friand d’une main d’oeuvre jeune et courageuse pendant la saison estivale…

Quant au métier d’animateur de centres de vacances, depuis la pandémie, bien que n’ayant nullement disparu, il paraît moins en vogue « …devenir animateur n’est pas aussi populaire qu’autrefois… » et les complexes hôteliers utilisent davantage les jeunes en tant qu’influenceurs sur les médias sociaux «  pour promouvoir des séjours de vacances auprès de leurs abonnés ».

Enfin, à l’heure où chacun, depuis un appareil connecté, peut tout commander et se faire livrer dans l’heure, « Le métier de chauffeur-livreur est disponible à peu près partout et constitue un moyen flexible de gagner de l’argent. »

Ce qui amène à cette conclusion indéniable : « Non seulement le marché de l’emploi a changé au fil des ans, mais les caractéristiques de la main-d’œuvre ont également évolué. »

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