Laetitia Dive
28 septembre 2023

Orientation : où partent étudier les élèves du réseau AEFE après le bac ?

Selon le Quai d'Orsay, la majorité des bacheliers issus du réseau AEFE choisit la France pour ses études supérieures. L'académie de Paris est la plus prisée.

« La poursuite d’études dans l’enseignement supérieur français constitue le premier choix des familles ayant scolarisé leur enfant dans un établissement d’enseignement français à l’étranger, loin devant le Canada ou la Grande-Bretagne. » Voilà ce qu’indique le Quai d’Orsay le 24 août 2023 en réponse à une question écrite du sénateur Jean-Pierre Bansard qui interrogeait le ministère sur l’orientation des élèves issus des lycées du réseau AEFE, qu’ils soient Français ou étrangers.

L’enseignement supérieur français est plus attractif

Le MEAE rappelle d’abord que les élèves des lycées français de l’étranger ont accès au portail d’admission dans l’enseignement supérieur français Parcoursup, au même titre que ceux qui passent le baccalauréat dans l’Hexagone. « Sur les 19 535 bacheliers du réseau [AEFE] en 2022, 10 415 élèves (…) ont accepté une admission dans l’enseignement supérieur français, contre 10 000 l’année précédente. »

Il précise ensuite qu’entre 2021 et 2022 « le taux global d’attractivité de l’enseignement supérieur français (rapport entre les élèves ayant accepté une proposition d’admission en France et les bacheliers) est en augmentation, avec 53,5% » en 2022, soit un point de plus qu’en 2021. Dans le détail, ce sont surtout les bacheliers français qui permettent cette hausse puisque, pour eux, le taux global d’attractivité s’élève à 62% (+2% par rapport à 2021), contre 49% pour les bacheliers étrangers (même score qu’en 2021).

Quelle répartition par filière et par région ?

Parmi les 10 415 élèves ayant accepté une proposition d’admission sur Parcoursup, « on compte 40% d’élèves français (4 174), 60% d’élèves non français (6 221) », note néanmoins le Quai d’Orsay. Concernant les filières choisies, le ministère indique que 60% optent pour une licence -dont 17% en santé/médecine-, 10% partent en école de commerce, 10 % en école d’ingénieur et 9% en classes préparatoires aux grandes écoles.

En ce qui concerne la répartition géographique de ces bacheliers issus du réseau AEFE, le ministère précise que la pluapart d’entre eux partent étudier dans les académies de Paris (21%), Lyon (11%), Versailles (9%) et Lille (8%). « Viennent ensuite Toulouse, puis Nice et Créteil avec 500 élèves. »

share Partager

Etudier et travailler

Transition énergétique : pourquoi le monde s'arrache les électriciens français

Portés par la décarbonation mondiale, les électriciens qualifiés sont devenus le « carburant » de la transition écologique. De l’Australie au Canada, l'électrification de la planète crée une pénurie critique de main-d’œuvre. Zoom sur un métier manuel devenu un formidable passeport pour l'international.

Actualités internationales
Etudier et travailler

Erasmus+ victime de son succès

Le nombre de stages financés par l’agence européenne basée à Bordeaux a été multiplié par trois ces dernières années. Mais faute de budget, Erasmus+ n’a pu financer l’an dernier qu'à peine plus de la moitié de ces demandes. Et le retour prochain du Royaume-Uni ne risque pas de faire baisser cet engouement.

Etudier et travailler

Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d'organisation préalable. Conseils et témoignages.

Etudier et travailler

Cybersécurité : ces experts français qui choisissent l’expatriation

Pénurie mondiale de talents, multiplication des cyberattaques, internationalisation des entreprises… Dans la cybersécurité, les opportunités dépassent désormais largement les frontières françaises. Aux quatre coins du monde, de plus en plus d’ingénieurs français choisissent l’expatriation, attirés par des projets d’envergure, des carrières accélérées et un marché en tension permanente.

Etudier et travailler

« Tu te dis que t’es sur une autre planète » : ces expatriés de l’extrême racontent leur vie en Antarctique

Des températures qui peuvent chuter à – 60 degrés. Du blanc à perte de vue. Plus de possibilité de revenir en arrière. Non, ce ne sont pas les astronautes qui posent le pied sur la lune, mais l’arrivée en bateau de ceux qui choisissent une expatriation de l’extrême : l’Antarctique. Chaque année, environ cent Français embarquent pour quelques mois à un an pour vivre sur une des stations polaires françaises.